L'équipe :
Adrien dit "le routier"
Ségolène dit "Ségolesh"
Séverine dit "Rnn..."
Xavier dit "jésus" ou "merci la boussole de Marie-Françoise"
L'itinéraire :
Bled
Ljubjana
Plitvice Moutain
Plitvice
Plitvice
Plitvice Project (lost in the Croatia )
(groupe de Slovènes en promenade à Zadar)
La côte croate ...
Pula
Pyran
Pyran couché de soleil sur notre périple
Le résumé :
Mardi , Mercredi, Jeudi , Vendredi, Samedi
1. Mardi
Le temps maussade qui nous avait accompagné depuis notre départ de Padoue le matin, se dégagea peu à peu en passant la frontière italo-slovène, dont la particularité est d'être bordée par de
multiples petites stations de ski à la neige abondante et attirante. Depuis la twingo d'Adrien, les nuages nous laissaient entrevoir les hauts sommets slovènes tandis que nous nous arrêtions à
Bled, près d'un parc naturel.
Une mise en jambe tranquille au bord d'un lac peuplé de cygnes et aux reliefs avoisinants abruptes. Du château qui domine Bled on aprécit la vue de l'île centrale sur laquel a été construite une
petite église. Puis nous reprenons la route et nous trouvons sans trop de difficultés l'auberge de jeunesse aux prix imbattables (normal, elle est en kit ) et nous improvisons une promenade
nocture. On retiendra l'excellente goulash du resto et la blague qu'on a fait à Séverine : on se barre en courant parce qu'on a pas payé.
Sur une place de Ljubjana nous rencontrons des étudiants avec lesquels on sympathise très rapidement, la Polka et l'alcool de mûre étant les sujets qui fédèrent.
2. Mercredi
Après notre nuit à l'auberge, on passe la matinée à flané doucement dans les rues de Lubjana, à la rencontre de leur architecture assez influencée par Venise. Un petit canal traverse la
capitale, il dispose de bateaux touristiques qui ne permettent pas d'apprécier le centre ville, mais laisse de jolis ponts pédestres.
On reprend la voiture après un passage dans les jardins ( l'aire de jeu du centre ville n'a plus de secret pour nous ) pour cette fois une longue route en direction de l'objectif principal :
Plitvice. De nuit on distingue difficilement les panneaux routiers à l'orthographe ... comment dire ... étrange. Mais nous finissons par trouver l'auberge résevée par Ségo. S'en suit un repas
improvisé et une partie de belote mémorable qui nous emmènera tard dans la nuit.
3. Jeudi
Heureusement, le petit déjeuner était copieux après cette courte nuit : oeufs, fromage, pain, jambon, lait, café. Nous sommes parti pour la journée de rando le ventre plein. Quelle surprise
en arrivant au parc de trouver des centaines de place de parking vide. Seul un bus était là, vide, lui aussi. Nous comprenions plus tard (au guichet) que nous étions en saison d'hiver même si le
soleil brillait, que le parcours de visite était donc raccourci. Nous comprîmes également qu'on aurait pu être plus malin et garer la voiture un peu plus loin au bord d'un sentier pour ne pas avoir
à payer l'entrée. Seulement voilà, s'il n'y avait pas eu cette minuscule carte au dos des billets on se seraient sans doute fait capturer par un ours croate. Et oui, on s'est perdu. Tous les
quatre, comme des grands. Dans un parc pourvu de balisage sur panneau en bois. Il fallait le faire. En même temps on a voulu élargir le cercle de la ballade prévue au départ, ça explique des
choses.
C'était, dirons-nous, le temps fort de la journée. Retrouver un des lacs, puis retrouver un des sentiers pédestres heureusement j'avais autour du cou une boussole que Marie-Françoise m'avait offert
Ce fût plus facile pour s'orienter et retrouver un balisage. Loin de nous la gâcher, nous avons apprécier la ballade : les fleurs rares qui sont dans leur état naturel. Les sentiers de bois qui
serpentent au milieu de mille et une cascades. On respira abondament un air chargé de l'humidité des cascades et on appréciait les arcs en ciel aux bords de celles-ci. Enfin, vers six heures nous
reprenions la voiture en direction de Zadar sur la côte croate, la douche et le lit était une motivation suffisante pour nous donner l'énergie de conduire encore une centaine de kilomètres.
4. Vendredi
Donc, Vendredi Zadar... (désolé pour ceux ou celles qui attendaient impatiemment la suite, mais j'ai le clavier paresseux). En définitive c'est une petite ville fortifiée au bord de la mer. Il y a
une espèce d'énorme piano à vent sur le quai d'où s'échappe les mélodies des brises de l'Adriatique. Ce vendredi là, c'était pétole, donc pour la musique il faudra revenir en hiver.
Ce qu'on retiendra de Zadar ce sera sans doute la pêche croate (inventée par Adrien) : consistant à assomer les poissons en jetant une pierre n'importe où. Evidemment, ça n'a pas été très fructueux
et nous sommes donc parti bredouille (ou brocouille comme on dit dans le bouchonois) en quête de meilleurs hospices.
C'est par la côte que nous reprenons la route vers Pula. Non sans mal à atteindre puisqu'un accident entre un camion et une voiture à la sortie d'un tunnel nous arrêta une demi-heure. Ensuite nous
nous sommes arrêtés encore une demi-heure, une heure pour un petit somme de récupération, pendant ce temps là ces demoiselles allaient faire la causette à un pêcheur croate d'un village voisin.
Bref, on arrive à Pula , et là ! Surprise ! C'est une ville magnifique, l'empreinte de l'empire romain est indélébile, un théâtre antique , un temple bâti sur l'ancien forum, le tout très
bien conservé. On comprend mieux pourquoi la Croatie est à la mode. Ajouté à celà les presqu'îles en vis-à-vis et c'est un endroit charmant.
Le soir, nous mangeons dans une brasserie belge de Rijeka où les serveurs parlent le français et nous conversons avec des étudiants croates (1m90 le plus petit, c'est aussi le pays du basket-ball),
ils nous parlent de la culture française, de Robert Bresson, et nous sommes bien dans l'embarras de nous apercevoir que ce n'est pas parce qu'on est français qu'on connaît la France.
5. Samedi
Le jour du retour vers Padoue. Ce n'est pas toujours facile de trouver son chemin dans les échangeurs de Rijeka aux indications pas toujours claires. par "Trst" il faut comprendre Triestre. Ce
n'est qu'un exemple de ce vocabulaire dont les voyelles sont absentes, nous parvenons à nous y retrouver par miracle et nous glissons vers Pyran l'issus de notre périple.
Ce ne sera pas une visite par dépit : Pyran est une ville qui a sa propre personnalité. Elle est déjà belle de son architecture, mais son vivant en fait un endroit charmant.
La petite église en bord de mer, les maisons sobres et colorées, les hauts murs de la cité, le port tranquille, le cap donnant sur le golf de Triestre et plus loin Venise. Le temps y était sûrement
pour quelque chose, nous y avons passé une après-midi magnifique.
Et puis il a bien fallu mettre un point final à toute cette histoire. Ce sera certainement ce grand point lumineux dans le ciel de Pyran qui disparu dans la mer pendant notre route en direction de
Padoue.
Xavier.